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Gérard Aschieri à Caen

vendredi 25 novembre 2005

Samedi 5 novembre 2005, dans le cadre de l’information syndicale organisée à Caen, à l’amphi 2000, le SNUipp a eu le plaisir de recevoir Gérard Aschiéri, secrétaire national de la FSU.
Voici le compte-rendu de son intervention, présenté sous la forme de questions qui lui ont été posées.

En quelques mots pouvez-vous définir la FSU ?
"La FSU est une fédération qui cherche à défendre l’intérêt général et assure ainsi la défense de chacun. Notre fédération est à l’écoute. Ce n’est pas une institution extérieure aux personnels. Dans la FSU, tous les syndicats sont composés de militants engagés avant tout dans un métier.
Dans notre fédération, la démocratie est au centre. Les collègues ont toujours le dernier mot, pas le syndicat. La FSU cherche toujours à donner tous les moyens aux personnels pour s’informer et choisir.

Pour la FSU,quelles sont les valeurs principales de l’Ecole ?
"Il y en a plusieurs, disons que les principales sont les suivantes : les savoirs, le vivre ensemble qui repose sur des savoirs partagés, la justice, la lutte contre les inégalités, le respect des jeunes et des métiers de l’école. "

Face au socle commun, la FSU parle de culture commune. Pouvez-vous nous expliquer le sens d’une telle formule ?
"La culture commune c’est l’anti-socle commun proposé par la loi Fillon. La culture commune, ce n’est pas une liste de disciplines, de savoirs juxtaposés mais la prise en compte de l’apport de toutes les disciplines pour essayer de donner du sens à ce que l’on apprend à l’Ecole. Cela nécessite de mettre en relation les savoirs, les savoir faire, les valeurs de l’Ecole et une culture qui convienne à la diversité culturelle des jeunes de notre pays. Se pose alors la question de l’échec scolaire. Le socle commun, ensemble de connaissances minimales à posséder, peut-il apporter des solutions à l’échec scolaire ? Pour la FSU, c’est non. Nous nous distinguons de ceux qui disent que l’Ecole ne peut rien, que tous les problèmes sont sociaux mais également de ceux qui affirment qu’il suffit de travailler pour réussir.
Nous pensons qu’il faut prendre en compte dans l’Ecole l’existence des problèmes sociaux et trouver des réponses scolaires pour les pallier.
Comment ? Par la prévention précoce de l’échec (dès la maternelle et le CP), par un suivi plus individualisé des élèves mais un suivi qui reste collectif c’est-à-dire offert au plus grand nombre, par un travail sur les contenus et les méthodes d’enseignement associant étroitement les personnels et les acquis de la recherche. "

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