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Bilan des AG de collègues des 26-27 et 30 mai

mercredi 31 mai 2006

EVS dans les écoles :
vous avez dit Aide et Solidarité ?

Lors des AG organisées pour débattre de l’arrivée des EVS dans les écoles, les positions étaient contrastées, du refus total, au souhait de dire oui à ces EVS pour ensuite avec eux lutter pour améliorer leur statut.

Les emplois de vie scolaire sont présentés par le ministère :
- comme une « aide » pour le fonctionnement de l’école...
- comme un « dispositif de solidarité » pour des personnes en difficulté d’insertion...

Aussi, quand, une nouvelle fois dans l’urgence, des directeurs ont reçu un courrier de l’IA leur demandant d’indiquer s’ils demandaient un « EVS », certains ont répondu oui, tant sont importants les « besoins » dans l’école et tant le mot solidarité résonne en chaque éducateur.

Vous avez dit aide ?
- « Aide » pour le directeur, mais dans un premier temps, c’est le travail en plus qui est visible : le dossier à constituer, les entretiens à réaliser, la gestion des horaires...
- « Aide » pour le fonctionnement de l’école, mais il faudra aider à aider ; les tâches effectuées dans une école relèvent de compétences professionnelles qui ne s’improvisent pas...
- « Aide » pour les enfants handicapés, mais c’est de personnes qualifiées dont ils ont besoin.

Vous avez dit solidarité ?

Même ceux qui disent « EVS, c’est mieux que rien » reconnaissent qu’EVS, c’est un statut précaire : 10 mois dans une école, et après ? Qu’est-ce que cette expérience vaudra pour chercher un emploi ?

EVS : Refuser la théorie du
« c’est mieux que rien » !

Après les puissantes mobilisations des jeunes et des salariés contre le CPE et pour le refus de la précarité qui ont contraint le gouvernement à retirer son projet, le ministre de l’Education nationale ose annoncer, pour répondre aux besoins des écoles, le recrutement de 50 000 Emplois Vie Scolaire.

Un EVS dans une école, c’est une personne en contrat de droit privé, recrutée pour 10 mois, en temps partiel imposé de 26 heures par semaine, pour une rémunération de 574 euros nets par mois.

Le SNUipp s’oppose à l’arrivée massive de tels contrats dans les écoles. Il appelle les collègues à ne pas participer à la sélection des EVS dans les écoles.

Ce recours systématique à des emplois précaires est scandaleux et contribue à accroître les inégalités et la pauvreté dans notre pays.

Avec la FSU, le SNUipp engage un plan d’action et de mobilisations contre la précarité et réclame des négociations dans les meilleurs délais sur la résorption de la précarité dans la Fonction Publique et la création de vrais emplois statutaires pour répondre aux besoins des écoles.

Le SNUipp propose aux écoles de se réunir en conseils des maîtres et en conseils d’école pour discuter de leurs besoins et établir le profil des emplois nécessaires au bon fonctionnement de l’école.

Il propose une motion à adresser à l’Inspecteur d’académie.

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