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Déclaration SNUipp-FSU14 CAPD du 14 octobre 2016,

dimanche 16 octobre 2016

Monsieur le Directeur Académique,

Dans le Calvados, les enseignants et directeurs ont l’impression que la réalité de leur travail, alourdi par le contexte de cette rentrée, n’est pas connue et comprise.

A cette rentrée, ils ont à s’approprier des nouveaux cycles, des nouveaux programmes, des nouveaux parcours sans temps et sans formation dédiée.

Depuis la rentrée, ils s’interrogent, dans l’intérêt de leurs élèves, sur la déclinaison d’un nouveau livret numérique qu’ils ne peuvent encore tester !

A cette rentrée, ils reçoivent des injonctions répondant à la problématique d’intrusion malveillante à partir de circulaires. Leur application pose problème dans la réalité des situations d’exercice dans de nombreuses écoles, et ne répond pas à leurs interrogations sur la responsabilisé de chacun dans la sécurisation, sur les moyens donnés, la formation organisée. La confusion liée à l’annonce de l’exercice anti intrusion dans la presse est le dernier exemple de consignes qui jettent le trouble dans les équipes et mésestime leur capacité à avoir leur propre réflexion.

A cette rentrée, les enseignants constatent que leur travail invisible n’est toujours pas pris en compte, que leur conscience professionnelle n’est toujours pas reconnue.

Les directeurs apprennent que leur part variable est reportée à une date indéterminée, leurs missions peuvent-elles être reportées à une date indéterminée ?

Ainsi, votre demande de consacrer « la journée de Pentecôte » aux fiches actions du projet d’école, votre annonce que les deux-demi journées supplémentaires de travail qui « peuvent » être demandées, seront à nouveau exigées est incomprise tant les équipes se sont mobilisées et se mobilisent pour « tenir professionnellement » (et personnellement) dans un contexte si difficile. Ces deux-demi journées, lors de la CAPD de fin juin, Monsieur le Directeur académique, vous nous aviez pourtant indiqué qu’elles ne seraient peut-être pas exigées cette année… mais, à cette rentrée, vous les imposez pour la troisième année consécutive alors qu’elles correspondent à du temps déjà fait.

Dans notre département, aucune quotité à 80 % n’est accordée aux enseignants du 1er degré en classe ordinaire. Le SNUipp-FSU Calvados dénonce les calculs de quotités visant à ne pas atteindre le 80 %, à ne pas toujours payer les jours fériés et certains jours de vacances.

Le SNUipp veut faire reconnaître les nouvelles missions qui constituent le « travail invisible » et récupérer du temps pour gagner en autonomie et efficacité pédagogique, c’est pourquoi, il propose la suppression des 36 heures d’APC comme première étape de cette reconnaissance. Un grand nombre d’enseignants du Calvados s’inscrivent dans ce souhait, constatant que le dispositif n’est pas une réponse adaptée à la difficulté scolaire. Il est coûteux en temps pour une efficacité non prouvée.

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