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Gérard Aschieri à Caen le 4 octobre !

lundi 3 octobre 2011

Dans le cadre des « 500 débats pour l’école » organisés par la FSU, Gérard Achieri, secrétaire général de 2001 à 2010 tiendra une conférence sur l’évaluation des fonctionnaires

le mardi 4 octobre à l’IUFM de Caen

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La fin progressive de la notation chiffrée des fonctionnaires avait été annoncée fin 2006 par le ministre de la Fonction publique de l’époque, Christian Jacob, avant de figurer dans la loi sur la modernisation de la Fonction publique de 2007. La notation individuelle a été progressivement remplacée à partir de 2007 par des entretiens, d’abord dans des administrations "volontaires". Outre la Fonction publique d’Etat, la mesure sera aussi généralisée dans les Fonctions publiques hospitalière et territoriale. L’individualisation du système va supprimer les critères collectifs : sur quoi va-t-on comparer les agents ? On craint aussi que les supérieurs hiérarchiques aient tendance à favoriser les cadres plutôt que les fonctionnaires de catégories inférieures. Les entretiens individuels expérimentés jusqu’ici, par exemple pour les personnels non enseignants de l’Education nationale, ont donné lieu à de très nombreuses contestations de la part des agents. On peut craindre notamment des pratiques discrétionnaires. Cette mesure ouvre aussi la voie à la rémunération à la performance. Ou au « mérite » Pour les enseignants, l’évaluation est un des volets du "pacte de carrière" promis par le ministre de l’Education nationale. Le ministère espère caler des négociations à la fin de l’année 2011. Une question d’actualité à laquelle la FSU du Calvados répond en invitant Gérard Aschieri, ancien secrétaire national de la FSU, le mardi 4 octobre, 18h-20h à l’IUFM de Caen.

A l’horizon de la rentrée scolaire 2012, le Ministère entend faire entrer les professeurs dans le droit commun de la Fonction Publique, quitte à nier les spécificités du métier. L’objectif serait donc de déconcentrer certaines conséquences de l’évaluation (et par exemple l’avancement d’échelon) au niveau de l’établissement ou de l’école, en donnant au chef d’établissement ou au directeur la responsabilité de notre évaluation globale. Le chef d’établissement ou le directeur d’école serait alors chargé de proposer, à l’issue d’un entretien professionnel, des accélérations d’avancements d’échelon. Cette méthode se ferait par suppressions des avancements actuels « au choix », remplacés par un rythme unique pour tous dont on peut craindre, dans le contexte budgétaire actuel, qu’il sera calé sur le rythme de progression « à l’ancienneté » Un tel dispositif placerait les agents dans une situation de subordination et de dépendance absolue par rapport au chef d’établissement ou au directeur d’école et engendrerait des phénomènes de mise en concurrence (le Ministère parle « d’émulation ») entre les professeurs au sein de l’établissement, préjudiciables au travail en équipe et au bon fonctionnement du service.

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