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Education Nationale : la saignée ! Action samedi 22 janvier !

MOINS 9 000 DANS LE PREMIER DEGRÉ !

MANIFESTATION UNITAIRE
SAMEDI 22 JANVIER
14H30 Place du Théâtre à Caen

lundi 10 janvier 2011

16 000 SUPPRESSIONS DE POSTES DANS L’ÉDUCATION
QUI S’AJOUTENT AUX 80 000 SUBIES DEPUIS 2002 !

MOINS 9 000 DANS LE PREMIER DEGRÉ !
MOINS 4 800 DANS LES COLLÈGES ET LYCÉES !
MOINS 600 CHEZ LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS !

POUR L’ACADÉMIE DE CAEN, LA PLUS TOUCHÉE DE FRANCE :

- PREMIER DEGRÉ : SUPPRESSION DE TOUS LES MOYENS PROVISOIRES AUXQUELLES S’AJOUTENT 195 SUPPRESSIONS SUPPLÉMENTAIRES DE POSTES.
- SECOND DEGRÉ : 154 SUPPRESSIONS DE POSTES

MANIFESTATION UNITAIRE
SAMEDI 22 JANVIER
14H30 Place du Théâtre à Caen

Le ministre de l’Éducation nationale vient de publier la répartition des moyens budgétaires entre les académies pour la prochaine rentrée scolaire. Sans appel, le verdict confirme la politique aveugle et sans ambition éducative du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite, la baisse de 5 à 10% des crédits pédagogiques, de 7% ceux de la formation continue, la baisse les dépenses de fonctionnement et d’intervention de l’État et le gel des dotations aux collectivités territoriales. Au final, plus de 16 000 nouvelles suppressions de postes qui s’ajoutent aux 80 000 subies depuis 2002.

Hors pensions, le budget de l’enseignement scolaire est encore en baisse en euros constants et l’effort global de la Nation pour l’éducation ne cesse de diminuer depuis 20 ans , la part de la dépense intérieure d’éducation dans le PIB passant de 7,6% en 1997 à 6,6% en 2008.

Dans le premier degré, ce sont 8 967 enseignants qui disparaîtront alors que près de 8 300 élèves supplémentaires sont attendus. Dans les départements, les Inspecteurs d’académie vont devoir mettre en œuvre la règle à soustraction. Les postes servant à scolariser les moins de trois ans, ceux affectés aux RASED, au remplacement, à l’enseignement des langues vivantes, aux maîtres- formateurs et conseillers pédagogiques vont être sévèrement rabotés. Mais, cette année, ces ressources ne suffiront pas à assouvir cette logique comptable dévastatrice pour les élèves. Fait historique pour l’école, alors que davantage d’enfants seront scolarisés l’an prochain, des postes-classe vont être supprimés augmentant mécaniquement le nombre d’élèves par classe. Le dispositif d’accompagnement des nouveaux enseignants disparaitra.

Les conséquences de cette asphyxie de l’école seront d’autant plus vives en ZEP, là où les élèves ont le plus besoin d’école pour lutter contre les inégalités scolaires que PISA a relevées de manière alarmante. Les élèves en difficulté, trop souvent issus des milieux défavorisés, n’ont pas à payer la facture de cette politique éducative absurde. Ils devraient au contraire être la priorité de notre pays. .Pour cela, l’engagement professionnel des enseignants doit être reconnu et soutenu.

Dans le second degré 4 800 suppressions porteront cette année sur des postes devant les élèves (l’essentiel des suppressions de postes effectifs à cette rentrée avait été « payé » par les stagiaires avec le passage de 8h à un service à temps plein), au moment où le ministère annonce une augmentation des effectifs dans le second degré public de 48 500 élèves (+ 62 000 dans l’ensemble du second degré public + privé). Pour tenter de limiter les dégâts d’une réforme des lycées largement contestée, le ministre appelle à faire porter le poids des suppressions sur les « collèges et les lycées professionnels ». Les collèges qui devront accueillir 48.000 élèves supplémentaires à la rentrée 2011 vont donc se retrouver dans une situation encore plus difficile qu’actuellement. Le ministre théorise une fois de plus sur les bienfaits d’une autonomie renforcée pour renvoyer aux Recteurs et aux chefs d’établissements le soin de définir localement les « leviers d’action » à mettre en œuvre pour parvenir à ces suppressions. « J’ai pensé que ce n’était pas en décidant moi-même que les 16 000 postes seraient prélevés dans telle académie sur tel levier d’action, comme ça, à la hache, que nous pourrions y parvenir. Non, c’est au plus près des réalités qu’on peut décider de tout cela. Il est très important d’associer les cadres aux décisions, de regarder comment optimiser », expliquait-il le 8 juillet 2010… La manœuvre est grossière et on est fondé à penser que cette nouvelle procédure s’explique par l’incapacité du ministre à trouver la moindre justification à ces suppressions : il renvoie à d’autres le soin de tenter l’expérience.

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